Bouger d'abord, jouer au volley ensuite
Le baby volley accueille les enfants de 3 à 6 ans, parfois jusqu'à 8 ans. Ce n'est pas du volley en miniature : c'est un éveil à la motricité, avec un ballon, dans un univers de jeu qui aide l'enfant à dépasser ses craintes. Marcher, courir, sauter, attraper, rouler, ramper, s'équilibrer, lancer : chaque séance fait vivre ces gestes de base, qui faciliteront plus tard tous les apprentissages, sportifs ou non.
C'est aussi un premier pas dans un sport collectif où l'on coopère : découvrir des règles, jouer à côté des autres, puis avec eux. La FFvolley rappelle l'urgence : la grande majorité des enfants d'école primaire ne bouge pas l'heure par jour recommandée par l'Organisation mondiale de la santé.
Cette rubrique résume et reformule l'ouvrage pédagogique de la FFvolley consacré au baby volley ; les plans des ateliers sont redessinés. Lire l'ouvrage original (PDF).
1Partie 1
L'alphabet moteur : bouger avant de jouer
Un enfant qui a peu bougé arrive au volley sans les lettres du mouvement. La méthode s'inspire de « l'école du mouvement », née en Belgique il y a plus de vingt-cinq ans contre les retards moteurs.
Un constat qui presse
L'OMS recommande 60 minutes par jour d'activité d'intensité moyenne (au moins une marche rapide) ou élevée (le cœur et la respiration s'accélèrent, on transpire). En France, 86 % des garçons et 94 % des filles de l'école primaire n'y arrivent pas, ce qui place le pays à l'avant-dernier rang en Europe. Les collégiens passent en moyenne de trois heures à plus de quatre heures par jour devant un écran.
Dans ce « désert du mouvement », même la motricité de base peut poser problème. Le remède est connu : bouger, ce qui protège aussi des maladies cardiovasculaires et métaboliques. Les gestes spectaculaires des grands joueurs ne se travaillent pas en tant que tels : ils naissent d'une palette motrice très large, construite tôt.
Les priorités pour les jeunes volleyeurs
- Monter l'intensité, quel que soit l'âge.
- Adapter les formes de jeu et les formats de rencontre.
- Encourager l'activité hors du club : marche, jeux traditionnels, sorties en famille.
- Laisser l'enfant bouger librement : un espace de découverte et d'essai, à côté des activités guidées. Le parent y rassure, suggère et encourage, sans diriger. L'enfant découvre ce qu'il se sent capable de faire, ce qu'il aime, ce qui l'attire ou lui fait peur ; il a le droit de répéter, d'alterner l'effort et l'observation, d'exprimer ses émotions.
Entre 2 et 5 ans, plus l'enfant se sent en sécurité, compétent et curieux, plus il est disponible pour apprendre, que ce soit avec son corps, sa tête ou les autres.
Les familles motrices
Les contenus prennent la forme de circuits (un « tour du monde », par exemple) ou d'ateliers. En liberté ou en semi-guidé, l'enfant y assemble peu à peu son alphabet moteur : courir, sauter, grimper, ramper, tourner, se balancer, se suspendre, tirer, pousser, lancer, attraper, frapper, se cacher, construire, soulever, porter, s'équilibrer et se déséquilibrer, rouler, viser.
De 6 à 12 ans : une séance en trois temps
- Une partie générale : la motricité, environ un tiers de la séance, à ajuster selon les enfants.
- Une partie spécifique : la technique et la tactique du volley.
- Une partie jouée : des formes de jeu à 1 contre 1, 2 contre 2, 3 contre 3 et 4 contre 4.
La partie générale vise trois choses. Le capital santé : sauts, vitesse, gainage, mobilité, renforcement des muscles et des articulations pour prévenir les blessures, avec des intensités fortes. La disponibilité psychomotrice : coordonner son corps dans l'espace et le temps, l'équilibre, la souplesse, la perception d'une trajectoire. La disponibilité athlétique de base : force naturelle, vitesse, explosivité, endurance.
Concrètement : relais et jeux de vitesse, tir à la corde, jeux de poussée, parcours de sauts à un ou deux pieds, lancers à deux bras puis à un bras, gainage à quatre pattes, dribbles, frappes et jonglages. Avec peu d'entraînement dans la semaine, on privilégie les exercices avec ballon. Le matériel, et la façon de le détourner, sert l'imagination de l'éducateur.
2Partie 2
La littératie physique : savoir bouger pour la vie
Comme on apprend les lettres avant de lire, l'enfant apprend les gestes de base avant de faire du sport. Ce socle ne se construit plus tout seul : il faut l'entretenir.
Ce que recouvre la notion
La littératie physique réunit la motivation, la confiance, la compétence physique, le savoir et la compréhension qui permettent à une personne de valoriser l'activité physique et de s'y engager toute sa vie. Elle inclut la capacité à percevoir ce qui se passe autour de soi pendant une activité et à y répondre de façon adaptée.
Autrefois, les enfants la construisaient en partie par le jeu libre, et les adultes l'entretenaient par un quotidien physique. Aujourd'hui, le jeu non structuré recule et la vie devient sédentaire : on ne peut plus compter sur un développement naturel. Chacun n'ayant pas spontanément l'envie ni l'assurance de bouger, il faut soutenir ce parcours, personne par personne.
Trois stades, trois groupes d'habiletés
L'enfant construit d'abord des mouvements de base. Avant 6 ans, il court ou il saute, mais peine à faire les deux à la fois. En grandissant, il combine ces mouvements : courir pour sauter, c'est déjà le saut en longueur. Enfin, une fois ces gestes complexes acquis, il peut décider en pleine action. L'apprentissage du volley doit suivre ces trois stades.
Les habiletés fondamentales se rangent en trois groupes : l'équilibre (le corps), la locomotion (le corps qui se déplace) et la manipulation (le corps qui agit sur un objet). Si le volley est une maison, ces habiletés en sont les fondations : elles se développent dans une pratique variée, en même temps que l'on découvre ce qui fait la spécificité du volley.
Se spécialiser tard
Quelques sports demandent une spécialisation précoce, ceux à visée artistique ou acrobatique : gymnastique, plongeon, patinage artistique. La plupart sont à spécialisation tardive : un enfant riche d'habiletés de base peut choisir après 10 ans un sport collectif comme le volley, le football ou le handball, ou un sport individuel comme le judo ou le tennis, et y exceller. Certains, à dominante physique (haltérophilie, décathlon), se choisissent même entre 12 et 15 ans.
Dans ces sports, se spécialiser trop tôt nuit : les enfants qui n'ont pratiqué qu'un sport se blessent davantage, plafonnent entre 15 et 18 ans, restent moins longtemps au sommet et abandonnent plus souvent. Les champions précoces médiatisés cachent tous les « talents » qui n'ont jamais éclos. Le multisport est la meilleure réponse aux parents qui demandent quand spécialiser leur enfant.
3Partie 3
Comprendre l'enfant de 3 à 8 ans
Le rythme de développement varie beaucoup d'un enfant à l'autre, et chez un même enfant d'un domaine à l'autre. Ces repères sont des tendances générales, pas des normes.
Les habiletés de base
Le cerveau de l'enfant change très vite avant 5 ans : c'est le moment de multiplier les stimulations. Dès 3 ans, l'enfant devrait savoir courir, lancer, attraper et sauter. Vers 2 ou 3 ans, il saute sur place à pieds joints, lance par le haut et par le bas, rattrape parfois le ballon contre son corps. Vers 5 ou 6 ans, il attrape une petite balle avec les seules mains et se déplace pour attraper un ballon qui ne vient pas droit sur lui.
Il s'agit d'organiser l'espace et le temps avec des parcours et des objets variés, dans un milieu riche, puis de laisser l'enfant tâtonner : l'essai et l'erreur font partie de l'apprentissage.
- Frapper : un ballon de baudruche, lent et léger.
- Lancer : une balle de tennis, qui fait travailler le poignet.
- Rouler : faire rouler le ballon entre deux barres et le rattraper ; ou le dépasser en courant et l'arrêter avec les fesses.
- Attraper : devant soi plutôt que sur le côté : c'est déjà la posture du futur volleyeur.
Le taux de réussite doit rester élevé : des tâches simples, que chacun réussit. Le cloche-pied se construit par étapes : pieds joints, puis réception jambes écartées, puis réception sur un pied, enfin deux ou trois appuis à cloche-pied. Un parcours ne fait pas tout : les enfants s'y pressent et bâclent ce qui est demandé, et les tâches d'adulte (les cerceaux, par exemple) ne leur conviennent pas forcément.
Le jeu, activité la plus sérieuse
Le plaisir est à la fois le moteur et le but de l'enfant : plaisir de bouger, de maîtriser, de réussir. En jouant, il se confronte à l'environnement, suit son propre projet et apprend à partager. C'est à l'éducateur de choisir le jeu selon ce qu'il veut développer.
| Pour développer | Le type de jeu |
|---|---|
| La coopération | Jeu à plusieurs, sans gagnant ; les équipes changent souvent. |
| La concentration | Jeu seul, facile, pour ne pas bloquer l'enfant. |
| La créativité | Jeu seul, en liberté totale. |
| La coordination | Jeu avec du matériel, parcours non chronométrés. |
| La prise de risque | Jeux de sensation et de défi, dans un cadre sûr. |
| L'intelligence | Une situation problème à résoudre, puis une discussion. |
| L'esprit sportif | Jeu collectif aux règles changeantes et amusantes. |
Un jeu ne se décrète pas : on voit qu'il marche au plaisir lu sur les visages. Un bon jeu à cet âge a une forte couleur imaginaire (pirates, animaux, magiciens). Une course de relais où une équipe gagne et l'autre perd n'en est pas un, même si la compétition motive certains enfants et garde une place.
L'imaginaire
L'enfant invente sans cesse des histoires où tout est possible. On peut créer un personnage, comme « Monsieur Ballon », un ballon signé dont les enfants inventent les aventures d'atelier en atelier. Les moments où un enfant s'évade seul dans son monde sont normaux et se respectent.
Deux pièges : des méchants trop effrayants, même vaincus à la fin, et un nouvel univers chaque semaine. Les enfants aiment retrouver la même trame et les mêmes personnages, et réciter par cœur le début d'une histoire connue. Les contes et les dessins animés offrent de quoi faire évoluer le récit : jouer seul, ensemble ou les uns contre les autres.
Le besoin de sécurité
La sécurité physique compte double : le jeune enfant n'a pas conscience du danger, maîtrise encore mal son corps, et se fatigue vite sans qu'on le voie, ce qui provoque des chutes. Les poteaux sont protégés ; le filet, s'il y en a un, passe au-dessus de la tête des enfants pour éviter le cou, et son bas est relevé (au ruban adhésif) pour qu'ils passent dessous chercher les ballons.
La sécurité affective compte autant : l'enfant a besoin d'adultes chaleureux, de rituels identiques chaque semaine, parfois de son doudou. Il progresse en répétant ce qu'il connaît, avec de légères nouveautés : on ne change ni d'histoire ni de tous les exercices d'une séance à l'autre. Un tel espace demande du temps de préparation et beaucoup de matériel.
Une piste : découper la salle en trois zones. La zone du calme accueille l'arrivée, l'histoire et les pauses. La zone des ateliers encadrés est le cœur de la séance. La zone de jeu libre, surveillée, laisse inventer (rouler allongé sur un ballon, par exemple). L'enfant n'est pas obligé de rester aux ateliers, mais s'il part jouer librement, il y reste un moment.
Jouer seul, à côté, puis avec les autres
Entre 2 et 5 ans, la notion de groupe n'est pas centrale : l'enfant tient compte de l'autre, mais surtout pour jouer au même jeu, côte à côte. Il aime jouer seul, puis ensemble, et plus tard contre. On varie donc les formats.
- Seul : le plaisir de l'action pour elle-même.
- À deux : partager l'espace, comprendre les zones.
- À trois : des rôles différents.
- En équipe : des jeux collectifs, pas des matchs de volley.
- En coopération : un but commun : un trésor, une rivière à franchir.
- En compétition : on permute les enfants entre les équipes pour éviter la frustration.
- Avec l'éducateur : l'enfant est rassuré et adore ces moments partagés.
Construire un échange collectif, même à 2 contre 2, reste prématuré. En situation de défi, l'enfant peut oublier les consignes. Repères : de 3 à 6 ans, un but commun sans coordination, un seul rôle par enfant ; de 6 à 8 ans, des rôles différents ; avant 9 ou 10 ans, pas d'arbitre ni d'observateur. Observer les enfants aide à leur proposer de nouveaux rôles (meneur, suiveur, plus discret).
Les retours faits à l'enfant
En baby volley, on fait énormément de retours, et pas seulement sur le geste : « j'ai passé un bon moment avec toi » compte aussi. Réexpliquer une consigne, remettre l'enfant en réussite pour relancer son énergie. Quand il vient se plaindre d'avoir perdu, on accueille sa tristesse : « je te comprends ». Avant 7 ou 8 ans, la triche ne gêne guère les camarades ; faire la morale à cet âge est trop tôt et trop scolaire.
On formule tout positivement : dire ce qu'il faut faire plutôt que ce qu'il ne faut pas faire. Une fois une habitude installée, une récompense de temps en temps suffit à l'entretenir.
Une attention qui dure quelques secondes
L'attention du jeune enfant est fragile : quelques secondes, peu d'informations à la fois, alors qu'il doit percevoir un environnement qui bouge et se situer lui-même dans l'espace. Les consignes sont donc brèves et imagées : la position du « cow-boy » pour la posture d'attente, la démarche du « crabe » pour le pas chassé.
Il peut sortir d'une zone sans s'en rendre compte, oublier une règle absorbé par son geste, ne pas voir un ballon qui arrive en roulant d'un autre atelier : il faut sécuriser la circulation des ballons. Les débuts d'après-midi conviennent mal aux apprentissages nouveaux ; sur une séance de 14 h à 16 h, on garde après 15 h ce qui demande le plus d'attention.
L'attitude de l'éducateur
- Plusieurs voix : affirmée (sans crier) pour donner une consigne au groupe, chuchotée pour apaiser, chaleureuse pour la bonne humeur.
- Jamais de punition : l'enfant qui ne veut plus d'un atelier, ou qui perturbe, peut rejoindre la zone du calme et revenir quand il en a envie.
- Des rituels : la même histoire en début de séance, une discussion de fin sur les plaisirs et les peurs, et un signal de rassemblement : compter lentement de 5 à 1, et à 1 tout le monde est assis autour des éducateurs.
- De la chaleur : aimer être là, voir le positif. Un gymnase silencieux n'est pas bon signe : on accepte la vitalité des enfants avec patience.
- Pas de motivation extérieure : l'enfant joue pour le jeu ; battre un record ou un adversaire marche un temps mais dessert à terme.
- Jouer avec eux : aidé par un adulte, l'enfant réussit des tâches qu'il ne ferait pas seul : un éducateur par atelier peut l'emmener un peu plus loin.
En résumé : un lieu sûr physiquement et affectivement, un enfant reconnu dans ses émotions et ses limites, un adulte qui joue à son jeu plutôt que de lui apprendre le volley, des contenus qui varient l'espace, le temps et le matériel, des difficultés vécues et surmontées, et une observation attentive de chacun.
4Partie 4
Organiser ses séances
Les conseils pratiques des clubs qui font déjà vivre le baby volley, de l'horaire au rangement.
L'organisation
- Des horaires pour les familles : le mercredi après-midi, le samedi ou le dimanche matin ; ni trop tôt, ni à l'heure des repas.
- Un accueil soigné : l'entrée, le chemin vers les vestiaires et l'espace de jeu sont décorés et balisés, pour que parents et enfants se sentent attendus.
- Une équipe stable toute la saison : avec un référent garant de la sécurité, de l'accueil et du déroulé, et un rôle clair pour chacun : qui accueille, qui gère le matériel, qui anime quel atelier.
- Tout est prêt avant l'arrivée des enfants : avec du matériel en bon état ; les enfants peuvent aider à ranger.
Le déroulement d'une séance
- L'enfant est au centre de ses apprentissages ; un fil rouge commun à la saison donne des repères aux enfants comme aux parents.
- Une programmation annuelle fixe de vrais objectifs moteurs, sociaux et techniques, ajustés à l'évolution des enfants, avec assez de variété pour éviter l'ennui.
- Chaque situation peut se simplifier ou se compliquer ; on laisse les enfants découvrir un circuit et y mettre leur imagination.
- Des rituels rythment la séance : accueil et découverte du circuit, début, fin, retour au calme, rangement collectif.
- On alterne effort et pause pour garder la concentration. L'échauffement fait la transition avec la vie hors du gymnase ; le bilan final accompagne le retour à l'extérieur.
- On se met à la hauteur des enfants, physiquement et dans les mots, et on vérifie qu'ils ont compris : les faire montrer, guetter les sourires et les regards.
- Beaucoup de matériel, utilisé de façons variées, pour créer des univers surprenants.
La place des parents
On invite les parents à rester : pour regarder, pour accompagner leur enfant sur un atelier, pour pratiquer eux-mêmes (fit volley, soft volley), ou pour encadrer. Éducateurs et parents sont des relais qui encouragent et rassurent. Leur place se règle : pas partout, pas tout le temps. C'est l'activité de l'enfant qui compte, plus que sa réussite ou son échec sur une situation.
Les événements et le matériel
La saison se rythme par des temps forts : une séance à thème avant les vacances, des mini-olympiades, une séance au décor extraordinaire. Tee-shirts, médailles et goûters marquent l'engagement. Les parents peuvent aussi s'investir dans la vie du club, qui devient un lieu de vie.
Côté matériel : le mutualiser avec d'autres structures, récupérer, fabriquer son petit matériel tant qu'il est sans danger, détourner les objets de leur usage premier, et regarder ce qui se fait ailleurs. Enfin, tous les adultes encadrants devraient suivre la sensibilisation « volley violence » proposée par la FFvolley au fil de la saison.
5Partie 5
Les quatorze ateliers
Quatorze exemples d'ateliers et de circuits pour se lancer, à enrichir pour bâtir son propre répertoire. Chaque partie d'un circuit peut passer dans un autre, chaque atelier peut s'insérer dans un circuit. Selon le niveau des enfants et les peurs que suscite un atelier, on décide où placer les aides éducateurs. Les numéros du plan suivent les étapes.
- 1Le grand circuit en miroir
- 2Rampe, tunnel et cage
- 3Le parcours du lanceur
- 4Swiss ball, araignée et espalier
- 5Caissons et planche à roulettes
- 6Le crabe et la cible
- 7La chasse aux kaplas
- 8Les baudruches de l'espalier
- 9Les cerceaux suspendus
- 10La traversée de l'espalier
- 11La pyramide de cônes
- 12Les cerceaux au-dessus du filet
- 13Le parcours des sauteurs
- 14Frapper toujours plus haut
Situation 1
Le grand circuit en miroir
- déplacements
- équilibre
- force
- 2 à 6 enfants
- 1Pousser le médecine-ball mou en slalom entre les cônes, puis revenir au départ en le portant, ou en le lançant par flexion et extension des jambes, en plusieurs fois si besoin.
- 2Prendre un ballon de plage, le tenir à la hauteur annoncée (genoux, taille, poitrine, au-dessus de la tête) et tenir l'équilibre sur les bozus, deux pieds sur un ou un pied sur chaque, en comptant jusqu'à 2 ou 3.
- 3Monter et descendre du step sans se tourner (en avant, en arrière, de côté), puis sauter de cerceau en cerceau à deux pieds ou à un pied.
- 4Envoyer le ballon dans le bac placé après le banc : lancer à deux mains, à une main, en passe ou en frappe.
- 5Ramper sur le banc (couloir de droite) ou dessous (couloir de gauche), puis rapporter les ballons de plage au départ.
Pour faire évoluer : Décaler les cerceaux ou en ajouter ; changer la hauteur à laquelle on tient le ballon.
Le matériel
- 2 médecine-balls mous de 3 kg
- 4 bozus (demi-ballons)
- 2 steps
- 8 cônes
- 6 cerceaux
- 1 bac
- 2 ballons de plage
Situation 2
Rampe, tunnel et cage
- déplacements
- adresse
- gestion du risque moteur
- 6 enfants
- 1Monter la rampe comme on veut, passer sur les caissons espacés (debout ou à quatre pattes), sauter sur le tapis avec l'aide d'un éducateur, puis faire une roulade.
- 2Prendre un ballon et avancer en pas chassés entre les plots, en jonglant ou en lançant le ballon vers le plot suivant pour le récupérer.
- 3Donner son ballon à un éducateur, puis monter sur le banc pour y marcher en équilibre, y ramper, ou le franchir à califourchon.
- 4Au bout du banc, sauter sur le grand tapis : l'éducateur lance le ballon, l'enfant le rattrape (ou le frappe) et le lui renvoie.
- 5Passer dans le tunnel, prendre une balle de tennis et la lancer dans la cage, deux fois, puis reposer les balles à leur place.
Pour faire évoluer : Poser les balles de tennis au sommet d'un cône, pour travailler la motricité fine en les replaçant.
Le matériel
- 1 rampe
- 2 caissons
- 1 tapis
- 6 ballons taille 9
- 5 à 8 plots
- 1 banc
- 1 grand tapis épais
- 1 tunnel
- 4 balles de tennis
- 1 petite cage de football posée sur une table
Situation 3
Le parcours du lanceur
- déplacement
- lancer
- viser
- 1 à 6 enfants
- 1Parcourir le banc, faire demi-tour et le refaire à reculons.
- 2Sauter par-dessus la haie, repasser dessous, puis ressauter par-dessus.
- 3Traverser l'échelle de rythme en variant les appuis : un ou deux pieds par case, ou à l'extérieur des cases.
- 4Avec un ballon de baudruche, le frapper par-dessus la corde, passer la corde, le refrapper, et ainsi de suite jusqu'au bout de la corde.
- 5Déplacer les balles de tennis vers les cerceaux libres (écarts variables).
- 6Prendre un vortex et le lancer vers les tapis, de l'autre côté du filet (deux lancers).
Le matériel
- 1 banc
- 1 haie
- 1 échelle de rythme
- 1 corde
- des ballons de baudruche
- 6 cerceaux
- 3 balles de tennis
- 2 vortex
- 1 petit filet de badminton
- 2 tapis de yoga
Situation 4
Swiss ball, araignée et espalier
- adresse
- gainage
- équilibre
- gestion des peurs
- 4 à 6 enfants
- 1S'asseoir en équilibre sur le swiss ball et compter jusqu'à 2 ou 3, avec l'aide d'un éducateur.
- 2Faire rouler le swiss ball le long de la corde, en avançant à l'aller et en reculant au retour.
- 3Traverser le banc en quadrupédie dorsale, à la manière d'une araignée.
- 4Avec la planche et le ballon, slalomer entre les cônes aller et retour, le ballon posé en équilibre ou rebondissant sur la planche.
- 5Grimper à l'espalier (un éducateur en sécurité), toucher la balle suspendue, redescendre et sauter sur le tapis épais.
Pour faire évoluer : La hauteur du saut final s'adapte aux capacités et aux peurs de chacun.
Le matériel
- 2 swiss balls
- 1 corde
- 1 banc
- 2 planches de 20 à 30 cm
- 2 ballons
- 8 cônes
- 1 espalier double avec une balle suspendue
- 1 tapis épais
Situation 5
Caissons et planche à roulettes
- gainage
- force
- adresse
- vitesse
- 4 à 6 enfants
- 1Passer d'un caisson à l'autre, à quatre pattes ou debout, puis rouler ou glisser sur le plan incliné.
- 2Frapper le ballon de baudruche, déplacer le cône, refrapper le ballon, quatre fois.
- 3Lancer un ballon à travers le cerceau et le récupérer avant le second rebond, trois fois.
- 4Traverser le parcours de cerceaux en quadrupédie ventrale.
- 5Assis sur la planche à roulettes, tirer sur la corde (qui passe derrière un poteau) pour s'approcher du poteau, puis ramener la planche, couché dessus, par la seule force des bras.
Le matériel
- 3 caissons ou tables de hauteurs variées
- 1 plan incliné en mousse
- 1 ballon de baudruche
- 1 cône
- 1 ballon
- 1 cerceau attaché entre 2 poteaux
- 1 planche à roulettes
- 1 corde
Situation 6
Le crabe et la cible
- déplacement latéral
- viser
- 1 à 4 enfants
- 1Partir 2 m derrière les cerceaux. En pas chassés, porter le cône dans le cerceau libre d'à côté.
- 2Avancer, puis porter la balle dans le cerceau libre de l'autre côté.
- 3Avancer encore et passer le cerceau autour du cône.
- 4Prendre une petite balle, poser un pied dans un cerceau et lancer vers la cible, de l'autre côté du filet ou du fil.
Pour faire évoluer : Varier les déplacements latéraux et leur hauteur ; lancer par en dessous, à une main, à deux mains ou en frappant ; placer deux cibles (en diagonale, à droite et à gauche, court et long).
Le matériel
- 7 cerceaux
- 2 cônes
- 5 petites balles
- 1 filet ou un fil
- 1 tapis
Situation 7
La chasse aux kaplas
- viser
- vitesse
- 2 à 10 enfants
- 1Depuis son cerceau, lancer le ballon pour toucher la cible de l'autre côté du filet.
- 2Cible touchée : récupérer son ballon, aller chercher un kapla et le déposer dans le cerceau jaune. Cible manquée : on recommence.
Pour faire évoluer : Dédoubler l'atelier pour lancer un défi ; ajouter une cible plus lointaine qui rapporte deux kaplas ; changer de type de lancer ; fixer le nombre de kaplas à rapporter.
Le matériel
- 2 cerceaux
- 1 ballon
- 1 filet ou un fil
- 1 tapis cible
- 1 tapis ou cerceau garni de petits objets (des kaplas)
Situation 8
Les baudruches de l'espalier
- lancer
- viser
- 2 enfants
- 1Derrière la ligne (au sol, ou un banc), lancer les ballons pour toucher les baudruches coincées dans l'espalier.
Pour faire évoluer : Régler la distance pour que ce soit réalisable ; changer la façon de lancer ou de frapper ; donner une valeur à chaque cible ; lancer debout sur un banc, une poutre ou un bozu.
Le matériel
- 1 espalier
- 4 ballons de baudruche
- 4 ballons ou balles
Situation 9
Les cerceaux suspendus
- viser
- frapper
- 2 à 3 enfants
- 1Faire passer un ballon dans les cerceaux suspendus à la cage.
Pour faire évoluer : Attribuer des points aux cerceaux, imposer un ordre, varier l'envoi (lancer, frappe).
Le matériel
- 5 cerceaux
- de la corde
- 1 bac à ballons
- 1 cage de handball
Situation 10
La traversée de l'espalier
- traction
- force
- appréhension de la hauteur
- 2 enfants
- 1Se déplacer sur l'espalier sans toucher les baudruches, puis sauter sur le gros tapis.
Le matériel
- 2 espaliers
- 5 à 8 ballons de baudruche coincés dans les barreaux
- 1 gros tapis
Situation 11
La pyramide de cônes
- lancer
- viser
- 2 enfants
- 1Faire tomber la pyramide de cônes en lançant ou en frappant le ballon.
Pour faire évoluer : Le filet n'est pas obligatoire ; faire varier les distances entre l'enfant, le filet et la pyramide ; jouer en équipe.
Le matériel
- 6 cônes
- 3 ballons ou balles
- 1 filet ou un fil
Situation 12
Les cerceaux au-dessus du filet
- viser
- 2 à 4 enfants
- 1Faire passer un ballon dans les cerceaux suspendus à un élastique tendu au-dessus du filet.
Pour faire évoluer : Changer de ballon, de distance au filet, ou d'objet à lancer.
Le matériel
- 3 à 5 cerceaux
- 3 à 5 ballons
Situation 13
Le parcours des sauteurs
- saut
- agilité
- 2 à 4 enfants
- 1Passer de latte en latte en sautant à pieds joints, toujours une latte entre les appuis.
- 2Passer sous une haie ou par-dessus.
- 3Enchaîner des sauts de grenouille, en variant les écarts.
- 4Monter le plan incliné à quatre pattes, passer debout sur le plinth, sauter sur le mini-trampoline et atterrir sur le tapis.
Pour faire évoluer : Au dernier atelier, lancer un ballon avant le saut et le récupérer à l'atterrissage, ou le frapper en l'air et finir par une roulade.
Le matériel
- 5 lattes
- 4 haies
- 3 bancs
- 1 plan incliné
- 1 plinth
- 1 mini-trampoline
- 1 gros tapis
Situation 14
Frapper toujours plus haut
- sauts
- bondissements
- 3 enfants
- 1Slalomer entre les cônes (déplacement au choix), puis frapper à une main, main au-dessus de la tête, le ballon le plus bas.
- 2Sauter latéralement par-dessus le banc, de droite à gauche et de gauche à droite, puis frapper à une main en sautant le ballon du milieu.
- 3Traverser l'échelle de rythme (déplacement au choix), puis frapper en sautant le ballon le plus haut, presque inaccessible.
Le matériel
- 4 cônes
- 1 banc bas
- 1 échelle de rythme
- 3 ballons suspendus à des hauteurs différentes dans une cage de handball
Source
Le contenu de cette page résume et reformule, avec nos mots, l'ouvrage collectif de la Fédération française de volley : La motricité au service des apprentissages au volley (baby volley), FFvolley, 2025. Les plans des ateliers sont des schémas originaux, redessinés à partir de ses descriptions. Pour les illustrations, les citations et le détail des contributions, reportez-vous au document de la FFvolley.
Théorie du volley : ce que dit la rechercheLes guides pratiques